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Autrefois, l'homme s'intégrait à son paysage en s'accommodant de ce que la nature lui offrait. Pour pouvoir les cultiver, on devait libérer les terres de leurs pierres en construisant des clapiers, des murets au bord des champs et des sentiers, mais aussi des digues pour prévenir les ravages provoqués par les crues torrentielles. Parmi  ces constructeurs du début du XXe siècle : Célestin Bernard, guide paysan dont nous parlerons plus tard au chapitre de l'Alpinisme en Valjouffrey. Bien avant la mode actuelle des gabions, ils connaissaient les vertus de la pierre sèche.

Valsenestre :" Un village sorti de pierres "

La digue des Roberts  


A la Chalp, la digue de protection torrentielle construite sur le ruisseau des Roberts est classée parmi les ouvrages remarquables

Mémoire Battante a participé en 2011 à un chantier de réhabilitation de cet ouvrage

avec des professionnels de " PIERRE SÈCHE savoir-faire et patrimoine "


*voir ici tous les détails de cette réhabilitation

 3 photos  d'Alain Mathieu issues de ce site

Chantier restauration d'un mur en pierre sèche

Réhabilitation d'un mur en pierre sèche

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Photos Luc Roudet

D'autres constructions en pierre sèche ou maçonnée : les caves et les cabanes

 Les caves du Désert,
photos de Gérard Jacquemin
La cabane de Combe Oursière : 

Visible en fond de vallée, l'imposante Pointe Swan se dresse à 3294 m, elle reste enneigée au printemps et parfois une bonne partie de l'été, certifiant le caractère « haute montagne » du vallon de Valsenestre au même titre que la vertigineuse cascade  surplombant, au sud, le parking du village. 

La Combe Oursiére rappelle la présence de ces animaux il y a plus d'un siècle, elle se situe au-dessus de cette cascade.

La Cabane surplombe le village et la cascade .

photos Luc Roudet

D'autres pierres : la carrière de marbre



La carrière de marbre blanc de Valsenestre


Exploitée vers 1841, elle cessa son activité vers 1899 en raison des difficultés d'approche dit-on,  mais aussi pour des raisons de qualité, en effet, les prospections ne confirment pas les descriptions flatteuses des scientifiques de l'époque.

(voir ci-dessous)

De cette cantine construite à 1700 m d'altitude, il ne reste plus que la partie située à gauche, transformée en cabane.

Les rapports scientifiques sont parfois illusoires

DESCRIPTION GEOLOGIQUE DU DAUPHINÉ, Par M. LORY

en 1860 dans un "Bulletin de la société de statistique des sciences naturelles et des Arts industriels de l'Isère (set 2, T5)

" A l'endroit où une carrière a été ouverte, en 1841, la couche de marbre blanc a une épaisseur de 35 mètres ; elle est séparée d'une autre couche de calcaire cristallin, grisâtre, de 9m50 d'épaisseur, par des schistes micacés, ayant une épaisseur totale de 27m20. Le marbre est d'un beau blanc, avec une faible nuance jaune, et ordinairement lamellaire, à gros grains … La grande couche de marbre statuaire paraît continuer avec une régularité remarquable vers le nord, sans aller toutefois jusqu'au col de la Muzelle. Vers le midi, elle se prolonge aussi, se renfle même en un point jusqu'à l'épaisseur de 60 mètres, puis disparaît complètement. Mais bientôt elle reparaît, ou plutôt elle est remplacée par d'autres amas calcaires placés à peu près sur son prolongement, et que l'on peut suivre, par le col de Bâcha, jusqu'au-dessus du Désert. Les marbres de cette dernière localité sont tantôt blancs, tantôt nuancés de rose ou de vert; ce sont en général de véritables cipolins. Sous le rapport de la puissance et de la pureté, ils paraissent bien inférieurs à ceux du Valsenestre. ...Les marbres du Valsenestre sont, sans contredit, le plus beau gisement de cette nature dans les Alpes du Dauphiné …"

les ardoisières 

La bibliothèque

Dans la faille de La Muzelle à la Vaurze, la "Bibliothèque de Cote Belle", schiste ardoisier dressé, vers 2000 m d'altitude, sur le GR 54.




Photo Gérard Jacquemin

Mes grands-parents disaient ...

(d'après Clément Girard)