Prospections en Valjouffrey

Comme dans les vallées voisines des affluents de la Bonne, le XIXe siècle a vu se répandre de nombreux chercheurs en matériaux de tous genres, de nombreuses prospections ont été tentées sans grand succès : accès difficile à cause du relief, rigueur de l'hiver,  fragmentation des roches due aux divers mouvements géologiques, mais surtout  pauvreté de gisements. 

Par Joël Puissant

Le marbre blanc de Valsenestre

Le gisement de marbre de Valsenestre se prolonge jusqu’au Désert. Il s’agit d’un marbre blanc assez proche du marbre de Paros (rapport enthousiaste d’une société de géologie en 1835).

 -  Vers 1850 débute l’exploitation d’une petite carrière.

 -  En 1894. la construction d’une route de 3 km et d’une cantine pour les ouvriers fut entreprise. Une galerie fut creusée, puis une autre vers le Désert, mais tous ces essais échouèrent devant les difficultés rencontrées par cette exploitation. 

- Entre 1895 et 1905, une véritable exploitation a eu lieu pendant ces 10 ans, mais elle sera  abandonnée à cause de nombreuses failles et surtout de l'éloignement des centres utilisateurs.                                                                                                                                        (archives municipales de Valjouffrey)

 -  En 1905/1906, un personnage (porteur de la légion d’honneur), se propose d’exploiter la carrière, la commune lui octroie gratuitement une coupe de bois pour renforcer les ponts, les bois seront exploités et vendus, et la carrière jamais exploitée.

la cantine de la mine sur une carte postée en 1899

 Il ne reste  aujourd'hui de cette exploitation, que la partie gauche de la cabane des cantines et la forge sur le site

des réalisations en marbre de Valsenestre

  • Piliers centraux d’écuries dans Valsenestre
  • encadrement des ouvertures au sanctuaire de La Salette
  • soubassement d’un monument gallo-romain à Aix-Les-Bains* 
  • Statue de Vaucanson à Grenoble
  • sarcophage gallo-romain à Lyon* 
  • Un buste de Napoléon à Paris

* à vérifier.

carbure de calcium

On a pensé à installer à Valjouffrey des usines de carbure de calcium en utilisant une carrière de pierres à chaux locale et l’énergie produite par la Bonne comme cela avait été entrepris dans la vallée de la Romanche.

 En 1899 deux associés louèrent une carrière de pierre à chaux située dans la vallée de Valsenestre et obtinrent l’autorisation d’utiliser trois chutes d’eau sur la Bonne et le Béranger.

Cette fabrication devait fournir aux habitants une activité complémentaire pendant l’hiver et leur aurait permis d’obtenir à bas prix l’acétylène pour l’éclairage.

Ceci resta à l’état de projet jamais réalisé. 

Les ardoisières

Dans les schistes du lias, on a exploité des ardoisières à Valsenestre et au Désert. Les ardoises étaient utilisées localement dans les limites du canton de Valbonnais. Elles étaient peu feuilletées donc épaisses.

Les carrières fermeront en 1923

Le charbon de Prés Clos

Existence d’une couche du carbonifère de même type que celle de La Mure. Une mine a été ouverte pendant la guerre, elle a été subventionnée entre autres par les Ets Perrin/ Valisère.

L’exploitation de cette mine située à Prés Clos n’a jamais été très active.

Une ressource inépuisable : l'eau

L’utilisation de l’eau par la petite usine électrique de la Chalp qui produisait le courant pour la commune avant qu’EDF ne prenne en charge le réseau.

voir ici

LE gravier

Plus récemment, une carrière de pierre et de gravier avait été exploitée par une entreprise muroise. Les pierres étaient prises directement dans un cône d’éboulis à « La Rochette », entre Les Faures et le Désert.

Gneiss, granite, étaient utilisés sous forme de gravier pour la construction des routes régionales.